Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.
Il fait noir, à l'étroit,
ça peluche , j'étouffe.
Un trou noir , là, au fond.
Je veux devenir un grand nègre des bois,
déployer mes ailes, montrer mon minois.
Là, un temple de verdure,
envahi de tabliers à bordure,
tantôt relevée, tantôt rabattue.
Je ne cesse de vaticiner cette amertume.
De ces gens encapuchonnés, pas de profane.
Je papillonne sur les branches d'acacia, des sésames.
Incorruptible, je maîtrise mon vol, mon âme.
Il fait noir, à l'étroit mais secrète,
ça peluche, j'étouffe mais je reste discrète.
Un trou noir, une poche trouée.
Là, au fond, la croûte sacrée.
Tombée, genoux écorchés.
Une larme furtive roule,
je ne serai pas ce minois qui déboule
sur cette foule, précieuse ridicule.
Il fait noir, à l'étroit mais au chaud,
ça peluche, j'étouffe mais je m'endors.
Un trou noir, là, au fond,
un dernier soupir,
une dernière bulle
...
Une odeur de Miel noyaute mon espace.
Et comme à l'ouverture d'une eau "frizzante",
des milliers de bulles remontent à la surface.
Je respire à nouveau cette flagrance réconfortante.
Je suis ce grand nègre des bois
qui déploie ces ailes et révèle son minois.
Là, un havre de paix, une nature généreuse.
Point de temple ni de cérémonie pompeuse.
Des acacias, des ancolies, des tilleuls,
une danse merveilleuse sans linceul.
Maître de mon vol, Maître de mon âme, de ma destiné
je prends mon envol vers le céleste, l'infini vérité...
Et pourtant dans cette bouffée délirante, ma soif d'apprentissage, j'en deviens récipiendaire goulue et je baguenaude dans
une folle errance kabbalistique, je m'épuise, m'éparpille et je crains de perdre ma poudre irisée sur mes ailes déployées.
Moi Minois grand nègre des bois recherche une épaule, une margelle pour me reposer de mes voyages solitaires. Ne
plus lanterner dans le noir. Qui pourra m'adopter, me recevoir ?
Je sais qu'aucune loge," loggia ", ne pourra m'affilier. Les balcons ne sont, parfois, pas si ouverts.
Car l'adoption ne m'est pas permise.
Pas assez jeune, depuis cet âge où l'on dit qu'elle est de raison, la jeunesse,donzelle sauvage, me fuit.
Ni orpheline, ni enfant de maçons, pupille
d'une nation sans maître, sans raison. Je suis le grand nègre des bois à la recherche de sa loge. Qui pourra m'initier ? me guider sans toucher à ma liberté d'Aimer, sans dépoudrer mes ailes de
ma magie d'Aimer. Irisée et non fardée mes ailes déployées, je cherche la Vérité, la candeur d'un monde meilleur.
L'adoption ne se peut. L'initiation risque de me dogmatiser.
Qui saura m'aimer comme je suis ?
Toi sûrement.