Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.
A une passante La chambre étouffante autour de moi sanglotait, « Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse » Une faucheuse passa, d’une traine fastueuse Soulevant, balançant la faux et l’ourlet. Furtive et fière, avec son port de statue. Moi...
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"La chevelure" Ô Toison, moutonnant jusque sur l'encolure! Ô boucles ! Ô parfum chargé; de nonchaloir! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure, Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir! La langoureuse...
Lire la suiteFragile comme du papier de soie, comme sorti de sa chrysalide végétale Le cistus albidus pare nos garrigues odorantes de ma Provence natale. Ciste cotonneux, à peine froissé par le vent du nord, froid mistral. Cotonneux de rose il embrase le ciel, perçant...
Lire la suite° Jean Moréas (1856-1910) ° Mugi (2011) Conte d'amour (VII) Conte d’Amour (I) Hiver : la bise se lamente, Printemps : la nature se languit, La neige couvre le verger. Les bourgeons couvrent le verger. Dans nos cœurs aussi, pauvre amante, Dans nos cœurs...
Lire la suiteSOLEILS COUCHANTS Une aube affaiblie Verse par les champs La mélancolie Des soleils couchants. La mélancolie Berce de doux chants Mon coeur qui s'oublie Aux soleils couchants. Et d'étranges rêves Comme des soleils Couchants sur les grèves, Fantômes vermeils,...
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A celle qui est voilée Tu me parles du fond d'un rêve Comme une âme parle aux vivants. Comme l'écume de la grève, Ta robe flotte dans les vents. Je suis l'algue des flots sans nombre, Le captif du destin vainqueur ; Je suis celui que toute l'ombre Couvre...
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Les émotions passent et les défunts trépassent. Cette semaine d'avant la Toussaint, a bien croqué les jours des morts, des saints. De l'avance pour rejoindre les allées des cimetières. Pousses la poterne. Pousses la porte des adieux. Celle dit-on pour...
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La négresse blonde et secrète reste seule ce soir Elle rêve de Baise et de Devoir. Elle pétille toute seule sans son lit le cul triste sans espoir. Elle imagine, s'ennuie sans personne, dans le noir pour lui rendre visite se soir. Elle se raconte des...
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Jardins d'automne Les jardins ont perdu leurs robes éburnales*, Eden trois fois béni d'où nous fûmes chassés, pourpre sainte attestant la blancheur des annales, ces roses de la Nuit chantent les trépassés ; les trépassés là-bas qui dorment dans leur bière...
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Le poète crotté Quand vous verrez un homme avecque gravité En chapeau de clabaud promener sa savate Et le col étranglé d'une sale cravate, Marcher arrogamment dessus la chrétienté, Barbu comme un sauvage et jusqu'aux reins crotté, D'un haut de chausse...
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