Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.

Publicité

A une passante revisitée ...

John+Singer+Sargent+-+Street+in+Venice,+1892+small

 

A une passante 

La chambre étouffante autour de moi sanglotait,

« Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse »

Une faucheuse passa, d’une traine fastueuse

Soulevant, balançant la faux et l’ourlet.

 

Furtive et fière, avec son port de statue.

Moi je bullais, crispé comme un mourant,

Dans son œil, noir livide où germe l’ouragan,

La frayeur qui fascine et la peur qui tue.

 

« Un éclair… puis la nuit ! » fugitive destiné !

Dont le trépas m’a fait soudain renaitre,

"Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ?

 

Ailleurs bien loin d’ici ! Trop tard ! Jamais peut-être !

Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,"

ô toi jeunesse aimée, ô toi qui le savais !

 

 


 

 

A une passante

 

La rue assourdissante autour de moi hurlait.

Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,

Une femme passa, d'une main fastueuse

Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;


Agile et noble, avec sa jambe de statue.

Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

 

Baudelaire signature

 

1947tkhu.jpg

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
LES PASSANTES<br /> <br /> <br /> <br /> Je veux dédier ce poème<br /> A toutes les femmes qu'on aime<br /> Pendant quelques instants secrets,<br /> A celles qu'on connaît à peine,<br /> Qu'un destin différent entraîne<br /> Et qu'on ne retrouve jamais.<br /> <br /> A celle qu'on voit apparaître<br /> Une seconde, à sa fenêtre<br /> Et qui, preste, s'évanouit,<br /> Mais dont la svelte silhouette<br /> Est si gracieuse et fluette<br /> Qu'on en demeure épanoui.<br /> <br /> A la compagne de voyage<br /> Dont les yeux, charmant paysage<br /> Font paraître court le chemin;<br /> Qu'on est seul peut-être à comprendre,<br /> Et qu'on laisse pourtant descendre<br /> Sans avoir effleuré la main.<br /> <br /> À la fine et souple valseuse<br /> Qui vous sembla triste et nerveuse<br /> Par une nuit de carnaval<br /> Qui voulut rester inconnue<br /> Et qui n'est jamais revenue<br /> Tournoyer dans un autre bal<br /> <br /> A celles qui sont déjà prises<br /> Et qui vivant des heures grises<br /> Près d'un être trop différent,<br /> Vous ont, inutile folie<br /> Laissé voir la mélancolie<br /> D'un avenir désespérant.<br /> <br /> Chères images aperçues<br /> Espérances d'un jour déçues<br /> Vous serez dans l'oubli demain;<br /> Pour peu que le bonheur survienne,<br /> Il est rare qu'on se souvienne<br /> Des épisodes du chemin<br /> <br /> Mais si l'on a manqué sa vie<br /> On songe avec un peu d'envie<br /> A tous ces bonheurs entrevus,<br /> Aux baisers qu'on n'osa pas prendre,<br /> Aux coeurs qui doivent vous attendre,<br /> Aux yeux qu'on n'a jamais revus.<br /> <br /> Alors,aux soirs de lassitude,<br /> Tout en peuplant sa solitude<br /> Des fantômes du souvenir,<br /> On pleure les lèvres absentes<br /> De toutes ces belles passantes<br /> Que l'on n'a pas su retenir.<br /> <br /> Antoine Pol
Répondre
L
et celles de Pol ?
Répondre