Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.

Publicité

Elodie.

   Du haut du pont du var, Élodie s’en est allée. La vie s’est arrêtée, le fil s’est cassé, le corps s’est éclaté.


   Elodie dans sa mélancolie, sa colère, sa peine, ses blessures s’est suicidée. Elle s’est jetée du haut du pont de la Mariée. Trente mètres éjectée de sa voiture, il ne reste que son corps meurtri et un numéro. La voiture comme son âme furent emportés par les eaux sales gorgées de neige fondue et de larmes boueuses. 26 ans elle s’est  enfuie, enfin libérée.


   Le choc a cassé le fil de la vie. Et pas de joli fil doré pour le raccommoder. Élodie la cadette, la tardive, le jouet de ma sœur, s’est vraiment cassé sur les rochers rouges aux portes du Mercantour.  De ces  Gorges de Daluis le Var a taillé les roches, son sang maintenant a taillé nos veines. En nappe il recouvre le sol de pélites écarlates.  Il nous reste les larmes pour laver notre peine, pour laver les roches. Cela prendra du temps, des années.

  

   Élodie tu t’en es allée. Chemine en Paix.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
"Comprenne qui voudra<br /> Moi mon remords ce fut<br /> La malheureuse qui resta<br /> Sur le pavé<br /> La victime raisonnable<br /> À la robe déchirée<br /> Au regard d’enfant perdue<br /> Découronnée défigurée<br /> Celle qui ressemble aux morts<br /> Qui sont morts pour être aimés"
Répondre
M
<br /> <br /> Une fille faite pour un bouquet<br /> Et couverte<br /> Du noir crachat des ténèbres<br /> <br /> <br /> Une fille galante<br /> Comme une aurore de premier mai<br /> La plus aimable bête<br /> <br /> <br /> Souillée et qui n’a pas compris<br /> Qu’elle est souillée<br /> Une bête prise au piège<br /> Des amateurs de beauté<br /> <br /> <br /> Et ma mère la femme<br /> Voudrait bien dorloter<br /> Cette image idéale<br /> De son malheur sur terre... Paul Eluard<br /> <br /> <br /> <br />
J
Un bel hommage qui la rendrait heureuse, loin de sa mélancolie naturelle et qui sûrement d'où elle est te regarde attendrie, touchée sans plus aucune animosité. Elle est maintenant heureuse,<br /> apaisée, en paix.
Répondre
M
<br /> <br /> Merci mon fils.<br /> <br /> <br /> <br />