Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.
Un être seul est mort dans la nuit au pied de cette grande tour.
Un autre, accompagné d’autres, meurt à l’heure du thé au pied de cet aéroport.
La plus grande tour de cette ville, tour de verre, de béton, d’acier au dessus du port.
Le plus grand de cette mère Russie, l’international.
Seul, sans domicile au pied de ce géant, indifférant aux 2700 places d’accueil.
Sollicité et fauchant 35 personnes, meurtrissant 150 autres avec son chargement d’acier.
Il avait à peut prêt 80 ans. Une vie derrière lui. 80% d’un siècle sans personne ? Sans amarres ?
Une coque de noix à la dérive entre effluves d’alcool et des pensées sûrement embrumées par la solitude. Un froid qui l'a figé, là, au pied de cette tour de la CMA CGM. Deuxième plus haute tour de province loin derrière celle de la Part-Dieu.
Et il est où ce Dieu, dans cette explosion de l’aéroport ? Jeune kamikaze, sa vie, se trouvait devant lui. A peine plus d’un quart de siècle vécu sûrement dans la haine d’une injustice, d’une maladresse de naissance.
Des idéaux plein la tête ? Un désespéré ? Déterminé ? Une coque de noix à la dérive entre formatage de terroristes, d’idéalistes et sollicitudes d’un gourou mal intentionné.
Solitude et sollicitude, deux morts aux antipodes. Une s’éteint seule, l’autre s'accompagne d’âmes innocentes.
Suicide déguisé pour l’un, noyé dans l’alcool et la solitude jusqu'a perdre son nom. Effacé.
Attentat suicide pour l’autre, explosé à ne plus savoir s’il était Homme où si elle était Femme, ivre d'un Djihad, d'une guerre sainte. Dégommé
Le petit matin ce lève sur Marseille à peine voilé par une fumée, une brume d’hiver. Les marseillais ne savent rien de cette tragédie.
La nuit recouvre Moscou d’une épaisse fumée et le monde plonge dans l’annonce de la tragédie.
Changera –t-elle la donne politique ? Le passé nous dit que non, toujours les même tragédies, répétitions de l’histoire, des femmes, des hommes, des enfants qui explosent. Quand cesseront ces feux d'artifices ? L'artifice d'idéaux, de credo esclavagistes pour une chimèrique liberté ?
Une ou l’autre, la tragédie reste ce qu'elle est : une indifférence qui gagne la face de la terre.
La tour d’acier, gardienne du Port, continue à regarder les bateaux marchands disparaître sur la voile marine de cette mère méditerranéenne.
Bien vite les avions réapparaîtront dans l’azur de cet Aéroport, et les tonnes d’aciers volant pourront à nouveau atterrir sur cette mère Russie.
La vie continue. Des morts en traîne.