Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.
Les dunes de sable, amoncellement de grains dans la fournaise de Piscinas, s'y réchauffent par monticules. Région désertique et pourtant c'est mon coeur qui sèche au pied de la Baume.
A des lieux d'ici, Il doit sentir les grains chauds sous ses pieds nus mais c'est l'absence de sa source qu'il piétine. La
fraîcheur venue des montagne n'est pas là. Et moi j'essaie d'être ce caillou pas assez réduit pressé érodé entre mer et plage. Mon ombre s'allonge mais ne le touche pas.
Accumulation de sables, de grains réunis, accouplés par le temps qui passe. La source se tarit sans son puisatier. Son caillou lancé dans les eaux n'arrive pas à se fondre dans la masse de ces reliquats de granit ou de quartz.
Piscinas est une étendue de sable truffée de buissons parfumés de lentisque et d'une "terre" d'Hermes porté par un sourcier devenu puisatier. Pourquoi cette flagrance dans ce désert perdu ? Il cherche ce que sa source lui a dit de quérir : les roseaux au vent pour y tendre son oreille. Cueillir les frissons des roseaux se courbant, se pliant sans jamais se briser au vent. Cueillir le secret perdu.

Les dunes de Piscinas, secrètes , désertiques les plus hautes de cet ancien continent séquestrent un temps, dans sa clepsydre, le coeur du puisatier.
Je ne sais combien de grains vont filer sous ce sablier Sarde, de roseaux courber sous la bise, mais je vacille sous la soif et ce temps qui s'égraine lentement.

Les grains de sable s'amoncellent dans cette étendue lointaine. Et les dunes de Piscinas restent insensibles au chagrin
d'amours. Intemporelles. Un grain de sable, un seul et l'équilibre peut être rompu, enroué. Mais le vent est là, il déploie mes secrets dans les allées de lentisques, ces arbres au mastic ou
pistachiers des maquis. Les roseaux ploient mais ne cédant pas, je sais, qu' Il reviendra.
