Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.

Nous cherchions à notre façon notre terre fertile. Pour le puisatier, les souvenirs étaient en mémoires un peu délavés des couleurs d’antan, fragiles un peu froissés. Il lui restait une direction, un cyprès et une croix de templiers.

Pour la source, l’imaginaire d’un récit, un point de mire, une vérité palpable, une eau fraîche en écho, un désir de grimper vers son histoire.
Par les sentes, ravines, genets, argelas et le chemin chaotique mordant de soleil, nous embaumions d’essences essentielles, enivrantes.
Nous marchions insouciants et aimants vers notre quête. D’initiatiques nous devenions compagnons. Nous allions consacrer les terres de notre amour.
Une eau curieusement abondante et limpide semblait nous interdire l’accès comme un torrent déferlant des terres plus alpines venu du nord, mais cette rivière là, venait de la Baume, notre montagne du sud et elle semblait douce et avenante.
L’étoile flamboyante, notre Mantelette là haut sur cette colline nous disait de traverser les flots et les épreuves, pieds nus ou par un pont de pierres improvisé. Nous guidions nos pas vers le regard de notre soif intérieure : s’aimer dans notre domaine comme dans ce récit lointain.
La Mantellette coiffait ce mamelon de terres provençales comme elle couvrait les épaules des ecclésiastiques ou Dames de la Belle époque, lourde et protectrice, chaude et accueillante.
Nous n’avons pas cheminé sur la sente large et presque indécente de ces terrasses gorgées de vignes et d’oliviers mais par la sente qui griffe et écorche le derme et le fait pleurer de la sueur des étés caniculaires. Nous la méritions, comme sa source en frêle goulet, de la boire et la consacrer par nos étreintes et nos baisés.
La Mantelette n’est pas une chimère, elle est la demeure éternelle du puisatier et de sa source à jamais un récit écrit.