Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.

Un rêve se meurt, un temple s'écroule.
J'ai regardé du haut de ma branche mon Puisatier le construire. Ses perles de sueurs caressaient ce bois tourné en étoile.
En pur hasard il avait mis 63m pour recevoir les fondements et séants de ses compagnons. Ces bancs supporteront, maintenant, le vent et la pluie, la voûte étoilée et le repos du grand minois qui un instant viendra s'y reposer, ouvrir ses ailles. De la poudre de fée viendra s'y saupoudrer. Alors tout recommencera …

63 mètres de banc pour ce temple de la nature.
63 le nombre de case où l’oie blanche va pouvoir devenir un cygne dans son labyrinthique chemin où l’âme humaine, laissera sûrement quelques plumes sur son chemin entre le puits et la prison, la source et le silence, l’écoute et le parlé.

Cette oie donc, aux bonnes mœurs puisqu’elle est blanche, va pouvoir s’initier dans ce temple et devenir, grâce aux apprentis compagnons et maîtres qui vont l’éclairer pour trouver son parcours, le cygne majestueux, symbole pour les hindous de la libération karmique. Il est marrant de signaler, aussi, que la gestation du lupus canidé est de 63 jours.

En ce vendémiaire nouveau quelle belle vendange que de voir s’approcher entre les deux chênes, les deux colonnes de ce temple, 3 profanes qui retranscriront ce symbole du 63. Les 63 fois où le mot Écriture est rendu dans cette Bible.
63 mètres de banc où le Vénérable Maître a sué et donné de sa peine.
63, le parcours labyrinthique dans ce temple de verdure…
Un rêve qui se meurt … Car « « Ils ont peur de la pluie, du froid, de l'obscurité, de la faim… » »
Ils ne verront pas le grand nègre des bois, ce papillon, volé entre l'acacia et le chêne.
Ni le damier, ni les cases du jeu de l'oie, ils sont tombés dans le puits sans soif, mais il est sans eau, ils meurent au fond dans la poussière « « mais peinard » ».
