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Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.

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Comme Philèmon et Baucis...

 

 

tumblr_lf2i9rXmVX1qcuo5oo1_500.jpg Je rode,

Canalisation sombre

Parois usées

Fluctuante putride je rode.

Dans les égouts, Paris, ne brille pas. Le strass et les paillettes sont arrachés, rejetés dans les bas fonds. Les guetteurs, les fouines, les rats. Tant de cartouches aux piloris, perdues dans les fosses humides.

Je rode.

Je sombre dans les canaux,

Usée de tant de crasses.

Je cherche le Flux, le flux Pur, je coule.

Dans les profondeurs des déjections,  des failles, des filtrats. Des bulles d’oxygène. Des filtres d’Amour. D’une eau impure, je deviens dans les méandres des souterrains, des traverses de la vie, un ruissellement d'eau claire. Décante ta glaise, ta peine, tes bleues. D’usée tu en deviens lavée. La source peut ressurgir là dans une fissure d’une « baume ». On m’y attend. Véritable Baume au cœur je ne rode plus, j’avance vers la lumière, vers mon puisatier.

 


Le puisatier t'attend pour te laver et se purifier dans ta source.
Perdre cette crasse et la bave acide du mesquin.
Le puisatier te veut belle et pugnace
comme au premier jour et comme chaque fois
qui est la première fois


Se ressourcer dans notre source. Sur notre cœur et notre tendresse
que rien ne nous salisse
la lésine, la tristesse, l'ennui, la mesquinerie, le mensonge, la jalousie ....
Que ces monstres ne soient pour nous que des calamentrans
de pailles que picorent les corbeaux
que seule la lumière de notre amour
soit notre armure d'indifférence  à la souillure quotidienne.

Je te chante, tu me chantes
qu'importe la morsure,
ce ne sont que des argéras et de l'asparagus !
Je lécherai tes égratignures
mes mains apaiseront par leurs caresses
ces irritations, ces piqûres.

Sous les étoiles ou le soleil
de prés, de loin,
dans la froidure ou la canicule,
par la bêtise et l'ignorance
qui séparera Philémon et Baucis ?

Comme le chêne et le tilleul qui n'avaient qu'un seul tronc,
nous savons tous deux ce que nous avons en commun et que nous partageons.
C’est notre trésor,
notre clef,
notre sésame,
le Secret qu'on ne peu dire que l'un dans l'autre.

Je te berce du haut de ma montagnette
mes gentillesses volent et descendent vers toi.
Je veille sur nous
dors, ma bien aimée,
à demain mon cœur.

 

Elles ont descendu comme les moutons en transhumance inverse
douces gentillesses gorgées d'herbes grasse et d'air pur.
Elles ont bercé ma nuit, bien calées dans ma main et mon cœur.
Ta  bienveillance nous remplit d'amours et de tendresses.
je grimperai sur cette montagnette pour te porter mon baisé matinal
et mon sourire en guise de petit déjeuner.

Retrouvons nous au-dessus de ce lac qui submergea les mesquins.

Mais laissons là ce temple d’or et de marbre

 Trop froid sous nos semelles poussiéreuses

Retrouvons nous dans notre chaumière accueillante et protectrice

Sous notre chêne tilleul, laissons nous couvrir d’écorce.

Et de feuilles en guirlande nous chanterons ensemble

Notre secret et notre amour.

Comme Philémon et Baucis, vivons heureux.

 

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