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Un récipiendaire d'idées, d'amours,de passions, d'actualités, de poésies. Une richesse à prendre et à partager dans ce prisme à mille facettes qui nous unis dans nos différences, à cet univers infini mais si magnifique. Amare : Aimer ou l'amarrage d'un bateau ivre de Découvertes, de Terre Adama, de Vérité.

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Mas de l'Estello

DSC_0035.JPG

Une ride, un souvenir, un passé

la vie coulent sur les cordons de lierres.

 

 

Les persiennes discrètes au reflet d'azur sont poussées.

Le temps et la rouille s’effacent.

Ces fenêtres tapées de soleil,de vent, laissent percer

aujourd'hui un faible rayon. Une brise chuchote.

La poussière soulevée ravive la vie passée dans la cuisine oubliée. Des pas lourds : il rentre au mas..

Ses bras, son dos se souviennent des seaux charriés.

La chaleur de l'effort se dissipe.

Il sait qu'elle l'attend dans sa ferme imaginaire où tout est beau et pur comme dans regain.

Il ralentit pour faire durer le plaisir.

Elle ne bougera pas, cramponnée à la pile,quant sans un mot, il lui soulèvera la jupe, quant sa main quémandeuse

 se fera autoritaire. Seul son souffle rapide répondra à son désir, son attente, il sera maladroit dans sa précipitation, guidé par son aide fébrile.

Elle fera tout pour qu'il ait l'impression de la forcer, elle gémira, soufflera comme torturée,violée. Elle dira "non !" pour dire "oui !", elle dira "oui !" pour dire "encore !"

Il balbutiera des mots sans suite, tétanisés, stupéfait de prendre ce corps et cet esprit, de fondre en elle.

Elle sentira ce grand frémissement qu'elle espérait, que tout son corps appelait.

Elle goûtera son huile une autre fois.

Il reprit son chemin vers elle, lentement.

Elle prépare les épices, martèle du pilon.

Son homme, son François, revient des oliviers.

il sent bon la cueillette prometteuse.

il aguiche encore les feuilles de ses cheveux blonds.

Descendu de son échelle, son gaillard

s'approche d'elle doucement,

crois la surprendre, l'embrasse délicatement dans sa nuque offerte.Que cherche-t-il ?

Un désir ? Une récompense après le labeur ?

Il lui retrousse le fichu.

Elle sent son membre, dur, comme ce bois d'olivier.

(Ah que le bois d'olivier peut exciter les chats !)

Elle se retourne, veut aussi faire la cueillette,

toucher ses fruits, ses olives,gorgées de soleil,

 si chaudes après une journée de labeur.

Un peu fripées par le froid, elles sont prometteuses cette année.

Elle se languit de  goûter leur jus sur sa langue,

boire l'huile essentielle de ce robuste rameau...

recevoir l'essence sacrée dans son calice...

 

" 28 litres.

Voilà le résumé d'une année passée à les voir venir ces olives.

Voir les fleurs, les petits grains, les rameaux se courber.

Puis les vendanger en haut de l'échelle, dans le ciel cristallisé, les détacher de l'arbre.

Au moulin, respirer l'huile a plein poumon dans le fracas des machines.

Repartir, tatouer d’odeurs comme après l’Amour ,riche de quelques litres, un extrait de pays, un distillat de vie.

Chaque année elles m'attendent dans le froid du petit matin.

  Elles jouent avec moi, frissonnent, se cachent derrière les feuilles, sautent hors du filet.

Le ciel traîne des incertitudes, le vent hésite, une grive crachote. Tout vous pénètre.

Vous faites ces gestes ancestraux en communion avec les mêmes attentes, les espoirs, la peine des anciens.

Demain, les arbres dépouillés se laveront sous la pluie.

Obstinés, ils se réuniront en secret pour créer une nouvelle récolte miraculeuse."

Une brise se faufile a travers les persiennes discrètes au reflet d'azur.

j'entr'aperçois son visage, c'est le mien.....

        
olivier-1.jpg
 Tatoués d'odeurs remplis d'Amour...


 
A la maison, respirer le levain, le pain pétri à pleine main dans le fracas d'un pilon
Cuisiner, tatouée d'odeurs remplis d'Amour, distiller les ingrédients secrets pour sublimer les plats
 
Au moulin, respirer l'huile à plein poumon dans le fracas des machines.
Repartir, tatoué d’odeurs comme après l’Amour , riche de quelques litres, un extrait de pays, un distillat de vie.
 
déjà le puisatier espérait ton odeur,
cette trace intime de notre existence,
le parfum secret de la grotte cachée.
 
déjà la source espérait ton odeur,
cette essence de vie,
la senteur de ton rameau éveillé.
   
  Le monde est petit,
Quand il s'agit de sentir ces multiples parfum de pheromones.
Ah que le bois d'olivier excite les chats !
Son François est revenu,
dans cette cuisine il sent bon le rameau d'Olivier, le pain pétri avec amour.
Le levain a fait son travail, il éveille les sens.
La cuisine embaume de ces odeurs exaltantes.
Elle vacille au bord de sa pile en pierre de Cassis.
Son pilon renversé, ses olives éparpillées,
Son jupon retroussé, Le rose de ses joues, de ses fesses
 se confond à celui de la pierre.
Son puisatier, venu du moulin, revient avec ses trésors :
son huile précieuse et son essence de vie.
Elle ne supporte plus de ne pas le voir,
 mais de le sentir, sentir ses caresses
l'hypnotise.Elle n'entend plus les persiennes azurées frappées par le vent des fous, 
 Elle s'offre, écarte ses cuisses,
ouvre ses lèvres de sa Baume secrète.
Elle ne le voit pas. Elle le sent venir et revenir,  Il a pris sa chevelure en licols et longes
elle s'agrippe à sa pile,
elle veut crier son bonheur,
mais se tait.
Elle se retourne enfin et le voit, son Homme , son Gaillard.
Il est là penaud, mais ravi, réjoui
à peine essoufflé. Son rameau toujours tendu, offert
son odeur mêlé à son odeur.
Elle veut de nouveau se fondre en lui,
sentir disparaître son rameau dans sa grotte secrète,
Ils se couchent à même les tomettes et là l'un dans l'autre
au profond de leur sentiments,
dans un élan de gémissements,
de parfums entremêlés, 
ils se murmurent enfin, au creux de l'oreille, un
 "Je t'aime ".
P1010084.JPG
Mas de l'Estello (première version il y a 17 ans)
 
Furtivement, un reflet azur s'entremêle
aux couleurs des oliviers centenaires.
Un pas et les branches, ruisselantes de veines,
les bras des paysans désireux d'une belle terre,
s'entrouvrent sur ce mas de Provence.
 
Les persiennes,reflets non trahis
du furtif regard, nous rappellent
les jours de grand Mistral
où le ciel reste pur de tout nuage.
Un pas sur cette terre de labeur
qui s'est vu mainte fois labourer
par mille sabots et milles charrettes,
et le mas triomphe de ses pierres.
Peut-être il est en ruine mais IL ne cesse
sa cueillette sur le temps.
 
Une ride, un souvenirs, un passé
et la vie coule sur les cordons de lierres.
Discrète et pourtant grouillante,
la persienne au reflet azur, est poussée.
le temps et la rouille ont guère grippés
ces fenêtres où jadis le soleil tapé de plein vent.
Aujourd'hui un faible rayon perse, une brise souffle
et la poussière ainsi soulevée, ravive la vie passé sur cette cuisine oubliée...
Une daube fumante sur un vieux poêle
un pot d'olives noires renversé sur la table
des chaises en pailles du feu de l'été, dont
une, accueille un panier frai du matin :
quelque tomates, du pébre d'ail, et de la lavande
pour le linge blanc.
la panetière au mur regorge
de pains que , du mois, le four a cuit.
Sur les tomettes rouges,
un pitchoun regarde sa mère lui préparer le bain.
Une vieille bassine, déjà fendue, attend l'eau chaude
de la source froide des collines voisines....
 
 
Deuxième version...maintenant..avec votre imaginaire.....    soyez également indulgent
 
Mas de l'Estello
 
Furtivement, un reflet azur s'entremêle
aux couleurs des oliviers centenaires.
Un pas et les branches, ruisselantes de veines,
les bras des paysans désireux d'une belle terre,
s'entrouvrent sur ce mas de Provence.
 
Les persiennes,reflets non trahis
du furtif regard, nous rappellent
les jours de grand Mistral
où le ciel reste pur de tout nuage.
Un pas sur cette terre de labeur
qui s'est vu mainte fois labourer
par mille sabots et milles charrettes,
et le mas triomphe de ses pierres.
Peut-être il est en ruine mais il ne cesse
sa cueillette sur le temps.
 
Une ride, un souvenirs, un passé
et la vie coule sur les cordons de lierres.
Discrète et pourtant grouillante,
la persienne au reflet azur, est poussée.
le temps et la rouille ont guère grippés
ces fenêtres où jadis le soleil tapé de plein vent.
Aujourd'hui un faible rayon perse, une brise souffle
...et la poussière ainsi soulevée, ravive la vie passé sur cette cuisine oubliée...
Une femme de dos prépare les épices
elle martèle son pilon...
Son homme ,son François revient des oliviers
il sent bon cette cueillette prometteuse
il aguiche encore les feuilles dans ses cheveux blond...
il est descendu de son échelle son gaillard.
Il s'approche d'Elle doucement comme un chat
et la surprend devant son pilon
l'embrasse délicatement dans sa nuque offerte au vent
un désir; une récompense après le labeur
il lui retrousse son fichu et
elle sent son membre, dur, comme ce bois d'olivier
Ah que le bois d'olivier peut exciter les chats !
Elle se retourne, elle, aussi, veut faire la cueillette
elle veut toucher ses fruits , ses olives ,gorgées de soleil
Chaudes après une journée au soleil.
Un peu fripées par le temps, elles sont prometteuses cette année
elle se languit de  goûter  leur jus entre ses dents
boire l'huile essentielle de ce robuste rameau ...
recevoir l'essence huileuse dans son calice...
" 28 litres.
Voilà le résumé d'une année passée à les voir venir ces olives.
Voir les fleurs, les petits grains, les rameaux se courber.
Puis les vendanger en haut de l'échelle, dans le ciel cristallisé, les détacher de l'arbre.
Au moulin, respirer l'huile a plein poumon dans le fracas des machines.
Repartir, riche de quelques litres, un extrait de pays, un distillat de vie.
Chaque année elles l'attendent dans le froid du petit matin
  Elles jouent avec elle, frissonnent, se cachent derrière les feuilles, sautent hors du filet.
Le ciel traîne des incertitudes, le vent hésite, une grive crachote. Tout vous pénètre. Vous faites ces gestes ancestraux en communion avec les mêmes attentes, les espoirs, la peine des anciens.
Demain, les arbres dépouillés se laveront sous la pluie.
Obstinés, ils se réuniront en secret pour créer une nouvelle récolte miraculeuse
."
Une brise se faufile par la fenêtre entre ouverte
j'entre perçois son visage, c'est le mien ....
 




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